Archives de l’auteur : Anick Rosas

Mon journal d’écriture thérapie, je deviens le héros de ma vie !

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Mon journal d’écriture thérapie, je deviens le héros de ma vie !

Acquérir une meilleure connaissance de soi tout seul, c’est désormais facile et sans aller s’allonger chez le psy pendant dix ans.

Avec ses listes d’envies, portraits chinois, questionnaires de Proust ou encore des mini-histoires à trous… un crayon et quelques minutes de lâcher prise tous les jours ou de temps en temps, ce journal intime à compléter deviendra vite l’outil indispensable pour chasser le stress, reprendre confiance en vous et surmonter tous les obstacles qui vous empêchent d’être heureux.

Nul besoin d’être un écrivain pour (re)devenir le héros de sa vie !

Emma Scali est thérapeute et artiste. Psychopraticienne, coach et art-thérapeute, elle anime de nombreux ateliers où la créativité a la part belle. C’est aussi une artiste de théâtre, qui prépare un « seule en scène » sur la notion de lumière, qui se jouera le 17 mai prochain à la mairie du 9ème à 19h00.

Disponible depuis le 04 avril 2018 – 192 pages – 14.95 € – coll. Hugo New Life – éd. Hugo et Cie.

En librairies, à la FNAC, sur Amazon et tous les points de vente habituel

Se connaître et se révéler dans nos blessures par Colette Le Vaillant

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La blessure, une coupure ontologique

Sans la chercher et loin d’un discours doloriste, la blessure offre l’occasion de se rencontrer véritablement. La vie est plus intelligente que nous. Elle nous sert ce dont nous avons besoin, pour nous dépasser et nous réaliser, les épreuves, comme les outils.

Parfois, dans nos vies bien rangées, le confort de l’ordonnancement dispense du questionnement. Il peut s’avérer plus périlleux que l’inconfort de la confusion, qui accule à chercher une voie de salut. Le déséquilibre pousse à poursuivre la quête de sens. Par ailleurs, accepter, à des périodes de sa vie, certaines forces associées au chaos, c’est permettre au doute d’installer le tumulte avant de repenser un nouvel ordre. Nous ne pouvons construire dans le chaos. Pour autant, il ne représente souvent qu’un désordre apparent, pour lequel le sens caché ne s’est pas encore révélé.

Au cœur de l’ombre siège la lumière. Au cœur de la multitude se niche l’unité. Ainsi, même dans les périodes de tempête, nous pouvons retrouver le centre. « La chance du tourbillon c’est son œil, le vide immobile au centre du typhon, signe de la permanence au cœur des formes qui viennent, passent et disparaissent. » K.G. Durckheim

Les blessures qui nous habitent sont souvent génériques (abandon, rejet, trahison, injustice, humiliation) et peuvent se décliner au gré de nos vécus (honte, absence de reconnaissance…).

La peur de plonger au cœur de nos blessures est bien plus importante que l’expérience réelle de cette rencontre. Alors, si nous sautions dans les flammes là où elles sont le plus hautes ! A un certain niveau, il sera question de ne plus se débattre, d’abdiquer. Cette reddition est un préalable à l’émergence du nouveau.

L’expérience consciente de ces traversées ne protège pas des dangers futurs, mais nous aguerrit pour les vivre à nouveau. Ainsi, en côtoyant notre ombre et notre blessure, nous devenons vulnérablement invincibles, intelligemment sensibles.

« Quiconque rend intelligente son âme fait de sa blessure une nappe pour la table du chemin » (Attâr « le langage des oiseaux »)

La douleur se révèle ici, opportunité pour sortir peu à peu de l’hiver de l’âme, la sclérose de l’Etre, pour cheminer vers un printemps intérieur.

Qui suis-je ?

Lorsqu’à la question « qui suis-je ? », nous pourrons répondre par un élément permanent et immuable, quelque soit le bonheur ou le malheur extérieur que nous sommes en train de vivre, nous pourrons parler d’unification.

La question de l’identité réelle et stable se pose avec une grande acuité. Notre véritable identité est bien différente de nos multiples identifications. Lorsque l’Homme extérieur chute, c’est une occasion pour l’Homme véritable (comme disait Guénon), dont on a pris conscience, de se relever. Pour autant, il est encore très vacillant et demande à grandir, à se densifier.

Nous nous pensons maître de nous-mêmes, alors que nous pouvons seulement commencer à devenir des élèves, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui s’élèvent, qui montent vers leurs racines.

S’expatrier de son cadre de pensée, multiplier les axes d’optique ! Dans la rencontre de notre propre altérité, s’ouvre un chemin d’amour et de réconciliation permettant la fusion des dualités. Il n’est pas question de table rase, mais de transformation.

Du dégoût au goût

La plaie va parfois vers son couteau, pour chercher à cautériser. « Je suis la plaie et le couteau et la victime et le bourreau » Baudelaire.

Nous retrouvons ce mouvement dans la relation, particulièrement dans la rencontre amoureuse, qui par l’accès à l’intime, réactive les plaies de l’enfance. Dans le cadre du couple, l’adulte qui se pense stable, se trouve assailli par la douleur intacte de ses premières années, réactivée de façon inconsciente par son partenaire. A l’endroit même de la blessure, l’enfant en soi retombe dans la dépendance affective, face à son compagnon (gne). Il va aller quémander de l’amour chez l’autre, à l’endroit-même où il ne pourra pas en recevoir.

Cette déclinaison du syndrome de Stockholm amoureux prend des proportions plus aigües si le sujet a été victime d’abus. Il pourra alors retrouver un abuseur ou un pervers, comme téléguidé par sa blessure. Cela se retrouve particulièrement chez les femmes. Ainsi, on peut parfois aimer quelqu’un, comme une plaie aime son couteau. Le travail ici consiste en une reprogrammation du verbe aimer ; dé-paramétrer ce goût, cette saveur défaillante, pour réencoder ce qui nourrit et fait grandir. Reconnaissant cette saveur, l’abusé y retourne et doit retraverser le dé-goût, parfois jusqu’à la nausée, comme un antidote pour retrouver une autre saveur. Cette dernière s’associe, au départ, davantage à un savoir qu’à une expérience.

Le sens de la quête : Intégrité, verticalité et joie

Désormais, la direction à chercher est celle de notre Orient intérieur et l’Orient de l’âme comme disait le poète allemand Novalis. Il s’agit de cheminer en utilisant de moins en moins de béquilles externes, en passant progressivement des points d’appui extérieurs à soi, aux points d’appui intérieurs.

Lorsque nous chutons, les yeux vers la voute céleste étoilée, nous indique l’orientation à prendre, celle de l’élévation. Nous sommes appelés à maîtriser notre minotaure (Ego), à parvenir au centre du labyrinthe en nous élevant comme Dédale. Ce combat est vain si nous nous maintenons dans l’horizontale, en tuant le Minotaure comme l’a fait Thésée, ou en voulant nous élever trop vite, tel Icare qui a voulu s’approcher trop près du soleil.

Dans la verticalité, ce nouvel horizon du cherchant, il s’agit d’unir en soi le ciel et la terre. La verticalité a libéré la parole chez l’Homme. Le redressement (en Hébreu) signifie se réveiller, devenir conscient de soi-même.

C’est bien à l’endroit où l’on bute, où l’on se blesse, que le travail le plus important se réalise, pour la stabilité générale. Comme dans le bouddhisme tantrique, où les 5 poisons (5 défauts majeurs) vont être transformés en 5 sagesses. Ainsi, l’important n’est pas de ne jamais tomber, mais d’apprendre à se relever, c’est-à-dire à se relier à la transcendance. Plus précisément, pouvoir se relever avec la souplesse du roseau plutôt qu’avec la rigidité du chêne, qui peut se briser ou blesser les autres.

Le pèlerin marche sans cesse vers lui-même, vers « plus moi que moi-même et tout autre que moi-même. » (Jean Yves Leloup) Dans cette aventure de réconciliation, pèlerinages intérieur et extérieur se rejoignent.

Le prix à payer, vers une épigénie

Le chemin, quoique libérateur, s’avère exigeant. Nous aimerions tant améliorer l’ancien et rajouter du meilleur. Alors qu’il s’agit bien d’accepter l’effondrement du vieux monde, de renoncer à la place, plus ou moins chèrement gagnée, qu’on y occupe. Rechercher la paix plus que la sécurité, la joie plus que le bonheur conforme, implique également le ressenti d’une forme de solitude humaine, mais qui ne s’apparente pas à la déréliction.

Naître à soi-même, dans une seconde naissance, celle de l’Être profond qui est appelé à se réaliser, exige des pertes et un prix à payer. Aussi, cette démarche s’engage en prenant conscience du déséquilibre de la balance, entre le coût à payer pour une libération et le tribut que l’on paye, du fait de nos limitations et prisons intérieures. Quel est ce prix à payer ? Il peut être de l’ordre de la mauvaise conscience, ou de la perte d’une réputation de « gentil » par exemple.

Sommes-nous prêts à lâcher les chemins balisés et rassurants ? Les repères qui nous ont structurés dès le plus jeune âge ? Sommes-nous d’accord d’affronter les yeux grands ouverts, la noirceur de la nuit inquiétante, l’aridité du désert, la solitude intense, liée à l’incommunicabilité d’une expérience profonde ? Si oui, s’ouvre alors une voie de dépouillement, de frottement, d’usinage, de décollement des scories. Cheminer de mue en mue, de déséquilibre en recherche d’un nouvel équilibre ; ressusciter à soi-même dans la métamorphose. Cela s’apparente à une épigénie, terme utilisé en minéralogie et qui illustre si justement ce cheminement. Elle désigne un processus de changement de nature dans une apparence extérieure inchangée.

« Avancer, c’est quitter. Le héros du mythe ne cherche pas à se guérir, il se veut libre du passé, de ses peurs et de ses douleurs. Et sans nul doute, pour chacun, le plus difficile est de renoncer à ses chères souffrances et aux injures subies. On préfère ressasser, se faire plaindre ou encore pardonner. » Jacqueline Kelen

Le devoir de réussir

Avancer en « wanderer », engagé dans le lien sans être attaché, cueilleur sans attentes. Nul besoin de rompre les amarres, si nous devenons libres des amarres.

Dans une bienveillance sans complaisance, la libération doit passer par des mises en actes conscients et bien concrets, dans nos vies quotidiennes, nos relations, notre travail. Ce déblaiement laisse émerger et s’épanouir le nouveau. Quelle joie ensuite, de s’accompagner dans le déploiement, le plein essor de sa force de vie et d’accomplissement !

Une fois révélé notre véritable chemin de réalisation, nous passons de la subsistance à l’existence. Une nouvelle position se manifeste, elle nous parle de notre dignité et de notre intégrité. Il est aussi question d’honorer et de célébrer la vie, en utilisant pleinement ce qui nous est offert. Nous avons donc le devoir de nous fructifier, lorsque l’on a reconnu ce que l’on portait en soi de réaliser. La vie ne nous doit rien, mais elle nous invite, comme pour lui rendre hommage, à réussir, à nous réaliser pleinement et joyeusement, sans culpabilité ni demi-mesure.

Colette Le Vaillant Voir son site, ici

4ème Festival des thérapies douces : dimanche 17 juin, à Paris 11ème

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En partenariat avec l’association PariSoleil, l’association des thérapeutes parisiens est heureuse d’organiser pour vous ce 4ème Festival.

Dimanche 17 juin de 10:00 à 21:00

29 Rue des Trois-Bornes, 75011 Paris, France

Toute la journée, ateliers et conférences se succèderont.

Vous pourrez aussi prendre rendez-vous pour des consultations gratuites par nos thérapeutes, tous certifiés.

Des tables rondes seront également animés tour à tour, au fil des demandes, sur des thèmes de développement personnel.


Demandez le programme !

10h00 Emma SCALI Atelier d’écriture thérapie

11h00 Cristina MARQUES, conférence, Utiliser le célibat pour guérir la dépendance affective

12h00 Chloé ROSSI, atelier, Libérer notre potentiel, à la rencontre de notre enfant intérieur

13h00 Laurence SIMENOT, atelier, Méditation & Spiritualité au quotidien

14h00 Aurélie INGRAND, atelier, Apprendre à gérer le stress avec la sophrologie

15h00 Nathalie MORO, conférence, Explorez vos rêves

16h00 Maria BOUANANE, atelier, A la rencontre de nos parts d’ombre

17h00 Deva BRONCY, conférence, La relation de couple ou relation amoureuse

18h00 Marie Laurence BOUE, conférence, Constellations familiales

19h00 Carmen BELAFONTE, conférence, L’art d’accueillir ses émotions pour se libérer

20h00 Cerise sur le développement personnel : Dominique GOELLER donnera un concert de chant vibratoire (tambour, bols de cristal…).

Entrée : 20 euros. Gratuit pour les praticiens de l’association des thérapeutes parisiens et pour ceux qui souhaitent nous rejoindre et adhérer ce jour-là.

POUR ACHETER VOS BILLETS https://www.weezevent.com/4eme-festival-des-therapies-douces-2

Tout comprendre sur la Posture

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Quand on parle de bonne posture, je suis sûr que la plupart d’entre vous pensent à se tenir droit ou à dire à nos enfants de ne pas se laisser aller. Certains d’entre vous pourraient même penser que marcher avec un sac lourd peut causer une mauvaise posture …Et si je vous disais que notre posture est contrôlée par les parties subconscientes de notre cerveau, tout comme la fréquence cardiaque et la respiration ?

La posture verticale est développée au fil du temps grâce à notre expérience avec notre environnement. C’est quand nous apprenons à développer un sens d’où notre corps est dans l’espace pendant que nous nous déplaçons. C’est ce qu’on appelle la proprioception. Notre posture est le reflet de la façon dont notre cerveau traite les données sensorielles de notre environnement – à travers nos pieds et nos yeux. (Entre autre) Donc, pour changer de posture, nous devons changer la façon dont le cerveau perçoit la posture parfaite.

La partie subconsciente du cerveau détermine votre posture en prenant des informations provenant des capteurs du corps. Le quoi? Les parties de votre corps qui indiquent à votre cerveau où vous êtes dans l’environnement.

Le pied représente une entrée sensorielle à deux niveaux:
-Exteroceptif
-Proprioceptif
Ces deux formes de rétroaction sensorielle ont un rôle à jouer dans le but du corps à maintenir son centre de gravité dans la base du support. Une fois qu’un modèle de compensation a été présent pendant plus d’un an, le pied et les tissus (fasciae) de l’extrémité inférieure se sont adaptés et sont maintenant dans un modèle compensatoire.
Un test très simple peut être effectué pour tester tout déséquilibre entre le pied gauche et le pied droit.
– Lève-toi et regarde droit devant.
– sans déplacer votre regard, soulevez légèrement un pied du sol.
– faites attention à ce que fait le pied porteur. Il sera soit prononcé, soit supiné. – répétez le test avec le pied opposé.

L’œil est l’organe qui nous situe en relation avec l’horizon. Lorsque les muscles qui bougent les yeux sont déséquilibrés, notre perception de l’environnement change, et tout le corps tente de compenser ce phénomène. Ce faisant, les déplacements et les rotations des épaules et du bassin se produisent et l’alignement postural en souffre. Les muscles des yeux partagent une relation directe avec les muscles du cou.
Quand une asymétrie est trouvée avec les muscles qui sont responsables du mouvement du globe oculaire, il y aura une asymétrie avec les muscles du cou. Cela entraînera une augmentation de la tension musculaire dans le cou, les épaules et la colonne vertébrale en général. L’étanchéité et le manque d’amplitude du mouvement s’installent.

Alignement fort

On a longtemps cru que la seule façon de développer la force est de construire les muscles au fil du temps grâce à des programmes de musculation; Cependant, la plupart des praticiens, des entraîneurs personnels et des instructeurs d’athlétisme ne sont pas conscients de la façon dont la posture peut affecter les gains de force.

La force, en termes simples, est la production neurologique. C’est électrique. C’est un état qui dépend de la connectivité entre les exécuteurs (CNS-cerveau) et les effecteurs (muscles). Un déséquilibre postural peut avoir une incidence sur la force qu’un muscle peut développer. Cela affecte invariablement la performance dans les exercices clés, tels que le développé couché. Notre posture a un impact direct sur la performance sportive et notre qualité de vie. Ce sont les déséquilibres posturaux qui peuvent créer des dysfonctionnements mécaniques qui, à leur tour, affectent la performance sportive.

Si l’information qui entre dans votre cerveau est inégale, elle engendrera dans l’ordinateur central un réflexe d’adaptation postural qui déclenchera un nouvel ajustement postural pathologique. Le cerveau dans son ensemble continuera à fonctionner avec un programme pathologique et auto-adaptatif dans son ensemble.

Pourquoi sommes-nous différents?

Alors que la majorité des modalités de thérapie classiques se concentrent sur le mouvement et le ROM, nous nous concentrons sur la façon dont le cerveau communique avec le système musculaire. Ce faisant, il permet de comprendre les adaptations posturales dans leur ensemble afin de changer les modèles moteurs défectueux et de fournir des résultats immédiats et des changements permanents aux clients.
1- Une mauvaise posture augmente la tension musculaire et la tension parce que les muscles sont obligés de travailler plus fort afin de lutter contre la gravité lorsque nous ne sommes pas alignés. Si vous faites des étirements et des massages, et pourtant vos muscles tendus ne se relâchent pas, c’en est probablement la raison.
2-Une mauvaise posture augmente le risque de maux de dos, de conflit nerveux et de disques enflés parce que la colonne vertébrale n’a pas les bonnes courbes et d’équilibre.
3-Une mauvaise posture augmente l’usure de toutes les articulations, car elles ne bougent pas comme ils sont conçus, et parce que les muscles stabilisant les articulations ne sont pas à la bonne place et ne sont pas en activation correcte avec le cerveau. Cela décompose le cartilage et affaiblit les ligaments, ce qui augmente les risques de blessures telles que les déchirures ligamentaires et les tiraillements musculaires
4. Une mauvaise posture augmente la production d’hormones de stress et d’inflammation due à tous les facteurs ci-dessus. Diminution de la qualité du sommeil, digestion et baisse des niveaux d’énergie.

Marie-Christine Devineau

Accompagner les hyper-sensibles et autres zèbres

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Mes patients, pour ainsi dire tous, ont un profil d’hyper-sensible/atypique. Bon, je suis toujours réticente à figer les personnes dans des cases (et en l’occurrence, ces patients-là détestent les cases), coller, d’emblée, des étiquettes. De plus, l’hyper-sensibilité est à la mode. Tarte à la crème de la psychothérapie. Mais une chose est certaine : il est essentiel de valider leur énorme potentiel, les accompagner à reconnaître, accepter et transformer leurs belles différences.

A mes patients hyper-sensibles/atypiques et potentiellement surdoués/zèbres, je conseille de lire les classiques : Alice Miller, Christel Petitcollin, Jeanne Siaud-Facchin, Elaine Aron, Cécile Bost, Saverio Tomasella, Valérie Foussier, Monique de kermadec, Raymonde Hazan, Nadine Kirchgessner…lorsqu’ils se reconnaissent, l’image qu’ils ont d’eux- même change. La légitimité est salvatrice.

Ceux qui le souhaitent vraiment peuvent passer un test avec un psychologue habilité. La douance est souvent validée et les patients soulagés : Il existe une explication plausible à leurs troubles.

A l’inverse, il ne s’agit pas de se rassurer en se persuadant que toute personne fragile est surdouée. Car si tous les surdoués seraient hypersensibles, tous les hypersensibles/atypiques ne sont pas forcément surdoués, c’est-à-dire n’ont pas nécessairement un QI supérieur à 130.

Evidemment, et heureusement, tous les hyper-sensibles et surdoués ne sont pas en souffrance. Les enfants HP au profil dit laminaire, par exemple, ont des capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles en adéquation avec la société. Ils sont bien dans leur peau et se sentent à leur place. S’il n’y a pas de déséquilibre entre leur intelligence intellectuelle et leur intelligence émotionnelle, s’ils sont suffisamment stimulés, ils ont toutes les chances d’aller bien. D’autres restent dans le faux-self, le masque social, toute leur vie sans que cela soit pour eux un problème.

Ce qui est certain : d’une part, les hyper-sensibles/atypiques et surdoués partagent beaucoup de caractéristiques, d’autre part, les protocoles pour les accompagner seraient sensiblement les mêmes.

La puce à l’oreille

Derrière l’ancien « cancre » se cache parfois le surdoué. En souffrance la plupart du temps, puisqu’il n’est pas reconnu et valorisé. Jeanne Siaud – Fachin appelle « zèbres » ces profils-là. Une belle métaphore : le zèbre n’est-il pas le seul animal sauvage que l’homme n’a pas pu domestiquer? Ses rayures lui permettent de se dissimuler et chacun, cependant, se distingue par un pelage unique. En caricaturant, le zèbre se serait finalement le « surdoué atypique ».
Lorsqu’on leur annonce que leurs enfants sont surdoués, les parents se souviennent parfois qu’ils étaient pareils au même âge. Cela leur met la puce à l’oreille. En effet : si votre enfant est diagnostiqué HP, il y aurait de fortes chances que vous le soyez également. L’intelligence dépendrait à 50% de la génétique, à 25% de facteurs environnementaux et à 25% de l’éducation.


Sauter du corps à l’âme

Certains spécialistes avancent que tout le monde naitrait « surdoué ». Puis, au fur et à mesure du développement, un processus « d’élagage » freinerait le foisonnement neuronal, sauf pour 10 à 15% des personnes.

L’hyper-sensible/atypique et le surdoué/zèbre auraient des perceptions intenses, des réactions extrêmes, une pensée systémique, en arborescence : chaque pensée donnant naissance à une multitude d’autres, ils fonctionneraient par associations d’idées. Les connexions neuronales seraient plus élevées et plus rapides que chez les gens « normaux ». Ils analyseraient et synthétiseraient une foule de données en même temps. Il y aurait également un déficit de l’inhibition : les informations seraient intégrées dans le cerveau sans être toutes triées. En outre, la pensée de ces patients, très complexe, « décrocherait » paradoxalement quand le sujet d’une réflexion serait trop simple. Bref, il ne s’agirait donc pas d’une pathologie mais bien d’une spécificité neurologique. En outre, l’hyper-empathie s’expliquerait par le nombre important de neurones miroirs qui jouent un rôle dans l’apprentissage et les processus affectifs.

Les femmes « zèbres » sont certainement les plus difficiles à « démasquer ». Elles étaient «appliquées», sociables, dociles, dans l’enfance. Pourtant, elles ont mis parfois beaucoup d’énergie à se sur-adapter, à camoufler inconsciemment leurs différences.

Non reconnus, les hyper-sensibles/atypiques et les zèbres peuvent faire tout voler en éclats vers 40/50 ans. Faire sauter la structure, tomber le masque. C’est la fameuse Crise de Milieu de Vie (CMV) dont parle Yung.

L’adolescence

La période critique pour l’hyper – sensibles et le zèbre : l’adolescence qui nie les différences. Parfois, les difficultés scolaires surgissent à ce moment-là, corrélées à un mal-être. Lorsque l’ado est entouré de professeurs ou de parents avertis, il pourra être dirigé vers un psy et passer, si cela est nécessaire, un test pour évaluer sa douance. Et même si elle n’est pas validée, son atypisme, son hyper – sensibilité seront à prendre en considération.

Je me suis formée pour aider mes patients hyper-sensibles/atypiques à comprendre leur souffrance et à se révéler. Testés ou pas, ils doivent, tout d’abord, reconnaître leurs différences, les accepter pour mieux se réaliser.

En effet, en libérant la parole, le corps, la créativité, en individuel comme en groupe, le patient apprend à apaiser son mental, lâcher-prise, se reconnecter à ses valeurs. Il se réconcilie peu à peu avec ses émotions et sensations. Il peut ensuite s’appuyer sur ses ressources (intelligence, empathie, intuition, talents, imagination…) pour déployer ses ailes et s’épanouir.

Je co-anime des stages sur le sujet.En savoir plus

Les signes d’une hyper-sensibilité, voire de la douance, ne trompent pas :

• Réflexion constante
• Sens aigu de l’observation
• Grande capacité de raisonnement et de résolution de problèmes
• Rapidité d’apprentissage et bonne mémoire
• Vocabulaire très riche, amour des mots
• Facilité avec les jeux de logique, les puzzles
• Hyper-sensibilité, hyper-émotivité parfois refoulées (du rire aux larmes)
• Appréhension du monde originale, non conformiste ou maladroite
• Sentiment d’imposture, de décalage
• Faible estime de soi
• Hyper- empathie et intuition
• Réfractaire à la hiérarchie, l’autorité
• Altruisme, soif de justice, posture du sauveur
• Désir de relations authentiques, de liens durables mais recherche de solitude
• Perfectionnisme, crainte de l’échec
• Attention et goût de l’effort quand un sujet est motivant, sinon, déficit de concentration
• Humour particulier
• Associations d’idées, pensées en « arborescence »
• Besoin de sens, de nourriture intellectuelle, sinon, impression de vide, d’isolement, d’ennui
• Grande créativité
• Anxiété, tendances à l’addiction
• Capacité d’émerveillement
• Lucidité, intuition
• Sens exacerbés
• Difficultés à gérer la frustration
• Centres d’intérêts variés
• Capacité à faire plusieurs choses à la fois
• Persévérance si une cause est intéressante, manque de concentration si elle ne l’est pas

Anick Rosas, psychothérapeute

Le rituel Inca de Carmen Belafonte

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Carmen Belafonte présente sa pratique lors du festival des thérapies douces.
Elle a découvert la physique quantique qui, pour elle, explique scinetifiquement le chamanisme. “On peut à travers notre intention, transformer la matière.je demande à la personne ce qu’elle veut concrètement régler dans sa vie et à partir de là, on va travailler les émotions bloquées. Vous avez une problématique avec vos parents et quand vous les retrouvez, vous snetez beaucoup de colère ? je vais me connecter à vous. je ne ovus dis pas ce que j’ai trouvé pour ne pas faire travailler votre conscient.Les évolutions se manifestent les jours suivants. Parfois, il faut plusieurs séances car il y a plusieurs couches d’émotions”.
Regardez cette conférence passionnante

Les « autoroutes de synapses noires » : construction … et reconversion

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Vous en avez assez d’aller dans le mur ? à toute vitesse en plus. Et d’élargir tous les jours l'”autoroute” qui vous y conduit.
Il s’agit d’une “autoroute mentale” : que nos pensées élargissent chaque fois davantage.
Envie de créer maintenant des petits chemins sympas, faits de “synapses roses”, et qui vous permettent d’être vraiment plus heureux ?
L’EFT est un super outil pour y arriver …

Lire l’article de Claude Canivez, spécialiste de l’EFT

Le massage aux pierres chaudes de Delphine Brun

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pierres-jpgSylvie a été séduite par cette pratique corporelle. ” Elle consiste à chauffer des pierres de basalte dans un bain d’eau chaude, de les positionner sur le corps préalablement huilé, afin d’induire des effets physiologiques de détente et de détoxification. Durant le massage, Delphine utilise aussi quelques pierres fraîches (en été). Le massage soulage les tensions musculaires profondes et les douleurs chroniques. La circulation sanguine et le flux énergétique se rétablissent. C’est plus qu’un massage de la peau, d’un muscle ou d’un membre : avec la chaleur, la tête décroche, le corps se détend ! Contre-indications : diabète, problèmes cardio-vasculaires importants, 3 premiers mois de grossesse, ou encore système immunitaire très affaibli. Delphine peut associer cette technique à une séance de psychothérapie. Cela permet au patient d’atteindre le calme, de se centrer sur soi, d’accéder au recul nécessaire à la compréhension de ses pensées, actions et émotions. La chaleur dégagée par les pierres placées aux endroits stratégiques, détend le corps et l’esprit qui s’ouvrent à de nouvelles perspectives et sensations. Ce type de d’intervention facilite la parole, adoucit la prise de conscience et accompagne le changement. Bercée par une musique relaxante,j’ai apprécié les pierres chaudes et les huiles essentielles choisies avec soin qui m’ont transporté dans une détente profonde. Les éléments de la nature sont réunis pour procurer leurs bienfaits : le feu et la terre des pierres volcaniques posés sur le corps, le son de l’eau qui chante, le doux parfum …et je suis repartie détendue et vivifiée. Merci à Delphine de ce partage ! je vous invite à partager pratiques et expériences pour mieux se connaitre et se recommander entre thérapeutes et orienter les clients/patients vers le meilleur pour eux “.

Anick Rosas travaille avec les enfants et ados hyper sensibles ou en échec scolaire

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Comment travailles-tu avec ceux qui sont réticents aux apprentissages scolaires ?

enfantLes apprentissages à l’école procèdent trop souvent de l’extérieur, de la hiérarchie, du savoir livresque, standardisé. Ils ne font pas appel aux singularités de chacun, à l’intériorité. Déjà, (je n’ai rien inventé), je reconnais l’enfant comme un être unique et nous évoquons ses aspirations, des motivations, des rêves, ses talents. Je l’encourage à faire le lien entre plusieurs matières. je respecte leurs différences comme autant de richesses. je les invite à oser être eux même, à accepter leurs intuitions, leur sensibilité, leur humour, à se connecter à leurs corps, à leur cœur. Pour bien vivre en société, il faut être en accord avec soi-même. Le développement personnel n’est pas réservé aux adultes. .

Avec quels outils ?

Je valorise la créativité afin de les préparer à vivre leur vie de façon autonome, à inventer différentes solutions. Jusqu’à 6 ans, l’enfant est très curieux du monde qui l’entoure. Son imagination l’aide à trouver des réponses à ses questions. Lorsqu’il s’amuse à « faire semblant », il active ses compétences sociales, lorsqu’il joue à la poupée, il active son empathie, lorsqu’il joue au héros, il développe sa confiance. Après 6 ans, s’il a un peu perdu sa spontanéité, le jeu permet à l’enfant de renouer avec le plaisir et donc avec l’apprentissage : on apprend mieux quand on s’amuse. Chaque jeu a son utilité et en les combinant l’on multiplie leur efficacité. En plus d’entraîner l’attention, la concentration et la mémoire, par exemple par la méditation, nous pouvons aussi entraîner le cerveau à développer du bien-être. En groupe, le jeu contribue au sentiment d’appartenance, à développer la solidarité, à verbaliser sa démarche , à accepter l’échec, le cadre, à trouver sa place. Pour résumer, le jeu a une fonction cognitive : il permet à l’enfant de comprendre le monde qui l’entoure et de mieux saisir les rapports entre le différents éléments de son environnement (lire le Piaget), affectif : le jeu est l’espace intermédiaire où se négocie pour l’enfant l’acceptation de la réalité ( lire Winnicott ) et social : le jeu est un agent d’intégration sociale et culturelle (lire Caillois).

Valoriser les apprentissages est essentiel, donc ?

Les neurosciences nous apprennent que notre cerveau comprend beaucoup mieux les messages positifs que les messages négatifs. Au lieu de dire à un enfant « ne cours pas partout », il est préférable de lui dire « marche doucement ». De même, ne les enfermons pas dans des rôles, même s’ils sont positifs « tu es un intello ». Trop difficile ensuite de s’en libérer et de choisir une autre voie ! Les injonctions reçues dans l’enfance se transforment ensuite en pensées limitantes.
L’important est de toujours juger les actes et non l’enfant lui-même. Il a le droit de faire des erreurs. On lui dira « tu n’as pas réussi ton exercice mais tes erreurs vont t’aider à progresser » plutôt que « tu n’es pas attentif, tu ne vas pas y arriver ». Les parents et les éducateurs se focalisent d’avantage sur les comportements négatifs des enfants. Or, si on souhaite que l’enfant adopte des comportements positifs, il faut plutôt prêter attention aux comportements positifs. Il faut l’encourager et le complimenter.
Ce n’est pas pour cela que l’enfant a tous les pouvoirs. Poser des limites est structurant, il y a des règles de vie commune à respecter. La Communication Non Violente (CNV) permet de comprendre les motivations de l’enfant qui se moque, répond, teste, provoque. L’aspiration de l’enfant est d’éprouver ses capacités d’action tout en se confrontant à des limites. Le thérapeute (le parent, l’éducateur) peut dire à l’enfant que son comportement ne lui convient pas. « Je t’aime et j’ai envie de t’aider mais cette manière de faire de ta part ne me convient franchement pas. » Il peut exposer les conséquences des actes de l’enfant sans le punir « Quand tu fais ça avec moi, je me sens triste/ ça me fait mal au cœur/ je sens que quelque chose se ferme dans mon cœur. Du coup, je n’ai pas envie de jouer avec toi/ je n’éprouve plus de joie à te lire une histoire. »

A lire : Elever nos enfants avec bienveillance : L’approche de la communication non violente
de Marshall Rosenberg

Propos recueillis par Hadda Djeribi

Karima Abassi parle de l’hypnose thérapeutique sur fctvone

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13335869_1182840781726222_4417510240533449415_n(4)Karima Abassi parle de l’hypnose, un état naturel qui s’expérimente sans le savoir par exemple, quand on est “dans la lune” ou quand on est accaparé par un très bon film. L’inconscient est présent et veille sur nous. L’hypnose thérapeutique est une méthode qui va permettre à la personne d’accéder à ses propres ressources et solutions. Elle est basée sur la dissociation du conscient et de l’inconscient.L’hypnothérapie permet de déprogrammer de vieilles habitudes ou des états émotionnels bien ancrés pour étendre le champ des possibles. Les applications sont nombreuses: retrouver un bien-être global, gestion des émotions, régler des phobies, des angoisses, trouver un sens à sa vie, se centrer, retrouver plus d’équilibre avec soi et avec les autres.

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