Le dépassement de soi : une question de volonté mais pas seulement

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Les femmes ne se fixent que très peu de limites dans leur quotidien. Elles cumulent plusieurs vies dans une seule, plusieurs fonctions. Elles sont sur tous les fronts. A la fois femme, mère, collègue, amie… Si elles ont tendance à penser que le dépassement de soi  est une question de volonté, comme le montre le sondage IFOP, leurs  corps à également un rôle essentiel dans ce processus.

Elles doivent apprendre   à  l’  écouter,  ce corps. Un coup de fatigue ? Il est peut-être temps de se reposer. Car le corps ne ment jamais. Même les émotions non exprimées  s’impriment dans le corps. Ce processus entraîne la somatisation que nous connaissons tous (« En avoir plein de dos »…). Nos symptômes physiques se déchiffrent comme des phrases.

Alors comment faire pour écouter son corps quand il « faut être » à 100 à l’heure en permanence ? J’invite mes patientes à lâcher prise.

Lâcher-prise par rapport aux injonctions de la mode, de la société, le mythe du corps parfait, de la taille idéale, de la bonne mère et de la parfaite épouse.  S’accepter avec ses qualités et ses  défauts, ses zones d’  ombres, arrêter  le contrôle sur soi, le diktat de la perfection.  Il ne s’agit pas de se résigner, de fuir devant les difficultés mais de  prendre contact avec nos ressources, nos désirs. Toujours se demander : qu’est-ce qui est a du sens pour moi ? De quoi j’ai besoin ? Celles qui restent dans le faux self, la posture, finissent parfois par faire un burn – out. Le corps prend le dessus !

De la représentation à la réalisation

Aujourd’hui, progressivement, une mutation du paraître à l’être voit le jour. Comme si certaines femmes recherchaient l’harmonie, sans frustrations, choisissaient de FAIRE non pas  pour PARAITRE (être dans la « persona »  ) mais  de FAIRE pour ETRE  (être dans « le soi »).  De la représentation à la réalisation. Les femmes  s’accepteraient  davantage telles qu’elles  sont ? Il y a aussi une question d’âge, la crise de milieu de vie nous encourage à se recentrer sur l’essentiel.

 Traditionnellement, l’idée de s’aimer soi-même passe pour  futile, ridicule, prétentieuse. Or, s’aimer, se respecter, est indispensable pour se dépasser. Les femmes, aujourd’ hui, ont peut -être moins peur du jugement, de l’échec, du rejet qu’avant.  Elles s’approprient davantage leurs corps et c’est une bonne nouvelle ! Et plus elles s’aiment, plus elles aiment les autres, et plus elles se dépassent pour elles et pour les autres.

Déplacer des montagnes, sortir de notre zone de confort

Lâcher prise, enfin, c’est accepter de faire des « stop » dans nos vies trépidantes. « Poser » notre cerveau, revenir dans le corps, nous incarner. La méditation pleine conscience, par exemple, (mindfulness) est un bon outil. Il s’agit de prendre conscience, comme son nom l’indique,  du moment présent,  de centrer son attention sur tous nos ressentis, notre respiration. Nous reconnecter à notre corps, donc. Il n’est pas rare que celles qui avaient perdues leur joie de vivre la retrouvent et d’ailleurs, n’aient plus « mal quelque part ».

Le risque serait qu’à force d’être « invincibles », de courir dans tous les sens, les femmes oublient de prendre soin de leur corps, grignotent n’importe quoi sur un coin de table ou saute un repas, zappe l’heure de leur cours de yoga, perdent le sommeil. Or, pour déplacer des montagnes, sortir de leur zone de confort, elles doivent non seulement être bien dans leur peau mais avoir une bonne hygiène de vie.

Là encore, il  semblerait que bon nombre de femmes aient pris conscience du rôle crucial de la prévention pour mieux vivre. Et plus longtemps.

Anick Rosas- http://www.soutien-somato-psy.com/

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