Les VAN GOGH : des gens très bien… par Elisabeth ALVES-PÉRIÉ

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téléchargementQui eut cru qu’un jour l’on s’arracherait les toiles de Vincent Van Gogh à coup de millions, lui qui vécut misérablement et presque comme une ombre une bonne partie de sa vie d’artiste ? Il faut dire que lorsque l’on est un enfant de remplacement, survie oblige, les ressources mobilisées sortent de l’ordinaire, touchent peut-être parfois au divin – comme ce fut aussi le cas pour Camille Claudel. Car en effet, Vincent Van Gogh souffrira d’avoir été un enfant de remplacement, et cherchera par tous les moyens à s’en émanciper, à être enfin reconnu pour lui-même.

Beaucoup d’écrits ont été produits sur la vie extraordinaire de Vincent VAN GOGH. Il ne s’agira pas ici de mettre en exergue sa fonction d’enfant de remplacement, même si ce point est essentiel à la compréhension du mal-être « vangoghien ». Une première définition de ce qu’est un enfant de remplacement
est: enfant dont les parents compensent le deuil d’un enfant mort en bas âge par la naissance d’un autre, souvent porteur du même prénom.
Je compléterais cette définition ainsi : enfant dont les parents, ou des parents, compensent le deuil d’un enfant mort en bas âge, ou pas, par la naissance d’un autre, souvent porteur du même prénom.

Depuis longtemps, j’essaie de comprendre ce qui pourrait être à l’origine d’une « malédiction » de ce type. Bien sûr, à la lecture habituelle des génosociogrammes, on pourrait trouver une explication très rationnelle à la cause de ces enfants morts : maladies infantiles, malnutrition, handicap, etc. Mais pourquoi dans certaines familles, le recours à l’enfant de remplacement est-il une récurrence, presque une marque de fabrique ?
Ce phénomène intra et intergénérationnel, essentiellement dû à une insuffisance d’élaboration du deuil de l’enfant perdu, peut sauter une génération et constituer un phénomène transgénérationnel dans le sens propre du terme.
D’ailleurs, je m’interroge sur la place d’enfant de remplacement, est-elle la cause de problématiques, ou bien la conséquence de traumatismes familiaux, voire ancestraux ? Serait-il l’arbre qui cache la forêt ?

Pour tenter d’y répondre, j’ai exploré la généalogie et l’histoire familiale de Vincent Van Gogh et cherché à comprendre comment la Grande Histoire, les us et coutumes résonnent en elles. En effet les circonstances socio-historiques de l’époque ont eu un impact évident sur les générations ayant précédé la vie de ce génie-fou, Vincent Van Gogh.

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