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A propos des Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC), Henri Pierre Bru

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événements rentrée 2018Je vous propose de lister les éléments à la base du TOC (partie immergée de l’iceberg) ? puis le mécanisme des TOC (partie visible de l’iceberg), et nous verrons les sept éléments clés dans la constitution des TOC , et enfin, comment en sortir.

C’est principalement à mes yeux un mécanisme « de défense par déplacement » bien connu en psychologie, fruit d’une injonction paradoxale, entre une violence familiale, qui ne peut s’exprimer en raison de la vulnérabilité ou la supposée vulnérabilité de l’auteur des violences, ou de l’environnement familial.

Ce déplacement permet de mettre loin de la conscience, le temps du TOC, ce qui ne peut s’exprimer, et qui est une violence intériorisée qui n’a pas pu s’exprimer.

Dit d’une autre manière, le TOC est le résultat d’un déplacement de violences subies et non énoncées à une époque, donc intériorisées, qui par la suite ont pu donner lieu à des TOC ; les TOC étant la solution pour le cerveau d’échapper à cette violence intériorisée qui n’a pas pu s’exprimer.

Genèse du TOC, ou partie cachée de l’iceberg

Voyons comment fonctionne le TOC, et cela illustrera ce mécanisme de déplacement: la violence dont il est question, est une situation qui s’est répétée à de nombreuses reprises, telle que par exemple un parent qui a des accès de violence sur un enfant, puis qui menace de se suicider devant l’enfant.
Ainsi le ressenti de violence ressenti par l’enfant, est double : d’abord au cours de la violence, puis au cours de la menace de suicide du parent dans cet exemple, lui ôtant ainsi toute envie d’exprimer sa colère. Il est à noter la difficulté ou l’impossibilité de l’enfant à exprimer ses ressentis envers ce parent ou ce proche, de peur de lui causer un mal incurable, ou de le perdre à tout jamais. Et de ce fait la personne atteinte de TOC est souvent dans une culpabilité en lien avec ce ressentie de violence, qui la met dans la responsabilité de cette relation blessée ou toxique, culpabilité de l’enfant qui va jusqu’à lui donner le ressentie d’être responsable de situations conflictuelles, dès lors que la charge émotionnelle n’a pas été exprimée.

L’expression de la violence relationnelle intériorisée n’est jamais chose évidente ou facile pour une personne atteinte d’un TOC car ces personnes font toujours « bonne figure », cette position de « bonne figure » étant le point de rencontre où l’enfant permet à sa mère ou à la personne agressante de ne pas sombrer. Ce point est central dans le processus du TOC : l’enfant devient le sauveur psychique de sa mère dans cet exemple, ou du proche dont il est question, et se trouve dans une alliance indéfectible qui lui fait fuir l’expression de sa colère, ici à l’égard de sa mère, car dans l’esprit de l’enfant, celle-ci pourrait alors mourir, et ainsi la colère de l’enfant ne peut s’exprimer.

Nous voyons donc que la violence ressentie par l’enfant ne peut être exprimée, car la vulnérabilité de l’auteur(e) de la violence était telle aux yeux de l’enfant qu’il ne pouvait pas exprimer sa colère.
Et cette posture imprimée dans le passé a pour effet d’enfouir la violence ressentie dans l’enfance au fond de sa psyché et cette violence ressortira plus tard sous forme de TOC.

Et cela nous donne l’explication de ces retours fréquents sur les lieux de survenance des TOC par ces personnes : elles veulent vérifier si elles n’ont pas blessé quelqu’un au cours de l’apparition du TOC, c’est bien la culpabilité de l’enfant ici, qui ressort, et demande cette vérification sur les lieux d’apparition des TOC. Ainsi ce patient qui demandait à sa femme de retourner avec lui dans un jardin public où il avait eu un TOC, afin de se rassurer qu’il n’avait pas fait de mal à une personne croisée dans ce jardin.

Et cela nous amène à partie visible de l’iceberg du TOC

Plus tard, soit à l’adolescence ou bien plus tard une fois adulte, la personne va voir des TOC surgir dans des situations où elle se sent réellement ou symboliquement en lien avec les autres, et a du mal à prendre sa place dans la relation. Exemple : au volant d’une voiture à un stop, une femme est sujet à un premier TOC : elle regarde dix fois à droite et à gauche alors qu’aux premiers coups d’oeil elle a repéré que le passage était libre. Ainsi il se met en place une sur vigilance, afin d’anticiper une violence possible dans la rencontre. Jusqu’à ne plus pouvoir conduire seule, paniquée et ayant trop peur d’occasionner un accident. Ainsi elle pourra même refaire plusieurs fois le même trajet avec un ami à son bord pour s’assurer qu’elle n’a commis aucun accident. (Ici à ne pas confondre avec des phobies qui se manifestent sans répétition de gestes répétés, et qui ont une cause différente).

Ce qui déclenche le TOC, c’est d’un côté, juste avant le TOC, une rencontre momentanée, ou un lien de proximité assez fugace ou potentiellement violent (un chien par exemple), et de l’autre, la correspondance symbolique dans l’esprit de la personne avec la sidération, lors de la manifestation de la violence de l’époque, ici le passage des voitures « chacun son tour » au stop faisait référence dans la psyché de cette femme à un passage où les conducteurs auraient pu ne pas se comprendre, et auraient pu se rencontrer dans un accident, en résonance avec les situations de sidération où ses demis frères et soeurs l’agressaient soudainement, et sans que sa mère ne la défende.

Un autre exemple montre bien le mécanisme du TOC : des parents se disputaient régulièrement violemment avec des hurlements dans une cuisine, et les enfants assis sur le canapé du salon à regarder la TV entendaient tout, mais ne bougeaient pas, terrorisés par ces hurlements, donc témoins de cette violence, non dirigée contre eux, mais fortement anxiogène.

Des TOC vont apparaitre dans la vie de l’ainée des deux enfants, qui tenait à protéger sa petite soeur de la mauvaise ambiance, mais qui n’en pipait pas mot à ses parents, non plus qu’à sa mère, car cette enfant avait une relation très proche avec sa mère, une alliance très forte, notamment car étant la première de la fratrie. Ainsi cette sidération ressentie par elle, lors des hurlements des parents, est ressortie sous forme de TOC à la fin de son adolescence.

Nous voyons donc que nous sommes en présence de sept éléments clés dans la constitution des TOC :

1) Tout d’abord on peut observer une atmosphère générale favorable et chaleureuse pour l’enfant ou la personne, avant les épisodes de violences (car sinon nous serions dans des cas de maltraitance faisant appel à d’autres mécanismes de défense).

2) Le lien d’intimité avec la personne, auteure des violences verbales ou psychique doit être très fort : un parent, des frères et soeurs, une personne très proche de l’enfant ou de la personne, et cette situation est doublée d’une fidélité très forte avec cette personne, avec cette personne, ou l’entourage familial, qui empêche l’enfant ou la personne d’exprimer son ressentie de peur de rompre le lien avec cette personne ou l’entourage familial.
De plus, la personne auteur de la violence, peut paraitre assez vulnérable aux yeux de l’enfant, pour que celui-ci n’exprime pas sa colère

3) ce lien d’intimité est ensuite baigné dans une alliance indéfectible, comme deux acrobates qui se tiennent en équilibre au-dessus d’un précipice : si le lien se distant, les liens familiaux risquent de se distendre, ou bien si l’un flanche l’autre aussi, donc l’enfant ne pipe mot de son désarroi ou si peu.

4) Cette atmosphère favorable ou de paix, va, de manière répétée, basculer dans de la violence et ainsi alterner paix/violence; or cette alternance s’effectue de manière soudaine et sans qu’aucun indice d’anticipation de cette violence ne puisse prévenir. Cette alternance de moments paisibles et de violence va se produire alors qu’il y a une grande complicité pendant les moments de paix, et ainsi la sidération va être d’autant plus importante, et cueillir « à froid » la personne sujette aux TOC, alors que rien ne la prédisposait à anticiper cette violence. Et plus cette sidération va être importante plus les TOC seront importants et nombreux plus tard.

5) Ces violences peuvent n’avoir été que verbales et ne pas être dirigées contre l’enfant ou la personne directement.

6) L’impossibilité pour l’enfant d’exprimer ses ressentis étouffants et culpabilisants en raison de la fragilité, réelle ou supposée de l’auteur de ces violences, ou de la fragilité, réelle ou supposée du milieu familial, ou de l’un de ses membres, et que la personne sujette aux TOC désire protéger, et ceci au point de refouler cette violence qui va réapparaitre plus tard sous forme de TOC.

7) La culpabilité de l’enfant puis de la personne une fois devenue adulte, en lien avec ce ressenti de violence, puis s’imprime sur elle lors des TOC, où elle croit ensuite avoir pu blesser quelqu’un au cours du TOC. 8) Ainsi nous sommes en présence d’une violence intériorisée et non exprimée de part une alliance familiale ou une situation de solidarité assez forte pour que l’expression du malaise ne puisse s’opérer, jusqu’à la culpabilité qui envahit la personne et qui ressort sous forme de TOC. Les familles issues de l’immigration par exemple, peuvent être un milieu fertile parfois , à ce mécanisme, quand on est accueillie dans le pays d’immigration, on ne parle pas de ses émotions ou de ses ressentis, le parent immigré peut alors parfois faire régner une ambiance un peu terroriste, et ravaler ses émotions, qui peuvent explosent sous forme de colères contre son entourage, ce qui peut créer ensuite le mécanisme du TOC chez certains des membres de la famille.

8) Ainsi nous sommes en présence d’une violence intériorisée et non exprimée de part une alliance familiale ou une situation de solidarité assez forte pour que l’expression du malaise ne puisse s’opérer, jusqu’à la culpabilité qui envahit la personne et qui ressort sous forme de TOC. Les familles issues de l’immigration par exemple, peuvent être un milieu fertile parfois , à ce mécanisme, quand on est accueillie dans le pays d’immigration, on ne parle pas de ses émotions ou de ses ressentis, le parent immigré peut alors parfois faire régner une ambiance un peu terroriste, et ravaler ses émotions, qui peuvent explosent sous forme de colères contre son entourage, ce qui peut créer ensuite le mécanisme du TOC chez certains des membres de la famille.

9) et ensuite le TOC proprement dit : déplacement de cette charge émotionnelle non exprimée sur une activité « neutre » pour le cerveau : répéter des opérations mentales ou physiques qui détache la personne de son ressentie de violence intériorisée, le temps du TOC. Au moins, le temps du TOC, cette violence n’est pas ressentie au niveau superficiel de la conscience. Or toute situation de proximité subie peuvent faire apparaitre un TOC.

Maintenant quel est le chemin pour sortir du TOC ?

Il faut aller explorer ces situations profondément enfouies dans le passé de la personne, et qui sont autant de vécus d’impuissance, de solitude, de ressentie de violence qui n’ont pu être exprimés, et enfouis sous une alliance « indéfectible ». Donc pas chose facile. Rappelons que l’alliance familiale pour un enfant s’impose naturellement à lui à priori, et particulièrement s’il a joué un rôle de para foudre émotionnel pour son parent à un moment donné de par cette proximité.

D’une manière générale, une fois que les TOC ont surgi, toute situation qui met la personne en résonance de proximité avec les autres (par exemple un croisement avec des passants dans la rue) peut la faire basculer dans un ressentie de proximité subie ou imposée avec les autres et à ce moment-là faire émerger un TOC, par résonance avec la sidération ou le sentiment de ne pouvoir bouger de par l’alliance indéfectible ou de se défendre à l’époque des situations de violence.

Tout l’art de l’accompagnement est d’être vigilant sur ces situations ressenties comme injustes, et qu’il est d’autant plus difficile de mettre à jour que la culpabilité de l’enfant, à l’époque, fait écran à la remémoration des évènements traumatisants.
Un patient résume bien le chemin de guérison : « Prendre sa place n’est nullement devenir à son tour agresseur envers ce parents/proche qui a commis inconsciemment ces violences mais de rééquilibrer la relation, prendre sa place en cheminant avec les étapes du deuil, (déni, marchandage, colère tristesse, acceptation) et être en paix. »

il n’y a pas grand intérêt à mon sens à classer les TOC par catégorie, exemple, la survenue des TOC à l’occasion du lavage des dents, ou la fermeture d’une porte, dans le métro, en voiture, etc , qui ne sont que des déplacements en résonnance avec l’imagination et les associations de chacun, c’est plutôt cette violence refoulée qu’il faut plutôt mettre à jour.

Comment guérir du TOC ?

En mettant à jour la violence ressentie et enfouie, et en l’exprimant et en se dégageant de ce phénomène de sidération. Une fois ces ressentis de violence mis à jour, c’est un travail de désensibilisation émotionnelle qui peut être réalisé par exemple par la DMOKA (Déprogrammation par les Mouvements oculaires, Kinesthésiques et auditifs), technique canadienne, proche de l’EMDR, qui permet la désensibilisation de l’image de violence intériorisée, malheureusement sans garantie de temps, car la culpabilité enkystée dans la TOC est très importante, et fait écran à un travail classique de désenbilisation d’un ressentie traumatique.

Il s’agit de remettre la situation dans sa perspective émotionnelle et ressentir le trop-plein émotionnel de l’époque. Et c’est ce basculement qu’il est subtil d’accompagner : entre l’alliance bénéfique en soi à priori avec l’entourage de l’époque, et qui s’impose naturellement chez l’enfant, et le ressentie d’être transie, sidéré, et de ne pouvoir s’exprimer au nom de l’alliance, il y a une petite plage de conscience bien ténue tant que le conflit est verrouillé par la culpabilité et l’alliance, car derrière la clé du verrou, est l’alliance avec le milieu familial ou la vulnérabilité de l’auteur des violences, vulnérabilité en miroir grossissant chez l’enfant, car le désespoir que l’enfant cherche à éviter, c’est le désespoir de l’auteur des violences ou du milieu familial. Et quand les situations violentes se sont produites avant 7/8 ans, les ressentis archaïques sont d’autant plus difficiles à libérer que l’alliance fait opposition à cette expression, car encore une fois il y a eu tout le désespoir à potentiellement rompre cette alliance, autant dire le chemin peut être long dans le traitement du TOC.

Si des TOC peuvent surgir ou être ravivés au décès d’un proche, le mécanisme est facile à comprendre : le lien de proximité avec le défunt était commun à la personne atteinte des TOC et l’auteur des violences, il s’opère alors un rapprochement et une intimité symbolique réitérée entre l’auteur des violences et la personne sujet aux TOC, et par résonance la peur de la sidération ou de la violence est ravivée symboliquement, les TOC apparaissent.
On pourrait résumer le mécanisme du TOC par une alliance indéfectible afin de parer à l’expression émotionnelle refoulée, afin de ne pas blesser le persécuteur, ou le milieu familial, la personne atteinte des TOC se comporte à son corps défendant comme le sauveur de son persécuteur ou de son milieu familial.

Soulignons enfin que les ressentis de colère, de peur, de désespoir de l’enfant, peuvent varier d’un enfant à l’autre, dans le même environnement, des enfants ne seront pas sensibles aux mêmes situations, le subjectif est maitre en ce domaine comme dans toutes les relations humaines. Malgré tout, une atmosphère, des indices concordants, ont des chances de répéter les mêmes effets, bien que ressentis différemment selon les individus…

Henri Pierre Bru

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Vous avez dit “Hypnose Humaniste” ? Marion Soeur Warin

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L’hypnose, celle de Messmer ? Ou celle d’Erickson ? Ni l’une ni l’autre ! J’ai choisi celle de Lockert ! Découvrez une forme d’hypnose encore trop peu connue et pourtant si puissante !

Hypnose ? Comme celle qu’on voit à la télé ?

L’hypnose intrigue et questionne de plus en plus. Ceci en grande partie grâce ou à cause de l’hypnose de spectacle (techniques d’ “hypnose classique”). Celle-ci ouvre un univers d’amusement et de distraction, parfois à la limite du ridicule.
Bien différente, l’Hypnose Ericksonienne fait partie des thérapies brèves qui permet de transformer des mécanismes inconscients pour apporter du confort et rétablir un certain équilibre, en venant “guérir ce qui est cassé”. C’est la forme d’hypnose thérapeutique la plus connue aujourd’hui et la plus pratiquée.

Et alors l’Hypnose Humaniste, c’est quoi ?
J’ai découvert l’hypnose sous les conseils d’une amie, à l’époque je n’y connaissais rien. Durant les séances, je vivais des moments très intenses. C’était un espace où je pouvais exprimer mes émotions et les vivre pleinement, m’apporter de la douceur, voyager dans mes strates inconscientes, jouer, transformer, mieux me connaître et comprendre ces sentiments qui m’habitaient.
Deux ans plus tard, en souhaitant vouloir me former, j’ai découvert plusieurs types d’hypnose. J’ai finalement choisi l’Hypnose Humaniste, créée par Olivier Lockert en 2000, pour les raisons suivantes :

1. Pas de sensation de “partir”, d’être “séparé-e”, de “s’endormir”
L’Hypnose Humaniste, contrairement aux autres, est une hypnose dite “associante” (contraire de “dissociante”). Ainsi, durant la séance la personne voyage dans son inconscient, en vivant réellement toutes les émotions et sensations dans son corps, et non pas “à l’extérieur” ou “séparée” en visualisant un double.
En Hypnose Humaniste, la personne atteint un état de conscience augmentée, de type “pleine conscience”. Ceci permet à la personne de prendre conscience de ce qui se déroule et de ce qui bloque, pour pouvoir changer concrètement dans son quotidien.

2. Libre arbitre, autonomie et non-manipulation
L’hypnothérapeute humaniste est formé pour accompagner la personne à se transformer, tel un guide de haute montagne, il conseille et oriente la personne mais ne peut marcher à sa place. Contrairement aux autres types d’hypnose, aucune suggestion à l’insu de la personne, que des propositions.
Vous êtes l’acteur et l’actrice de votre processus de changement, et de votre cheminement personnel.
Vous avez le choix d’agir de la façon qui est la plus juste pour vous, d’interagir avec les éléments de votre voyage, de les modifier, les supprimer ou les garder. La décision vous appartient. Ainsi, vous parlez, vous bougez, les séances se déroulent assis, allongé, debout, en marchant, les yeux ouverts ou fermés.
C’est pourquoi l’Hypnose Humaniste vise à rendre autonomes les personnes accompagnées, et surtout libres et conscientes du chemin qu’elles sont en train de parcourir à leur façon.

3. Mariage de l’hypnose et de la psychothérapie du Dr Carl G. Jung
L’Hypnose Humaniste résulte de l’association de la psychanalyse jungienne et de l’hypnose thérapeutique. L‘Hypnose Humaniste est basée sur la symbolique, langage de l’Inconscient.
Ainsi, cette approche thérapeutique ne fait pas revivre des événements ou scènes traumatiques du passé. L’Inconscient va symboliser par des formes, couleurs, sensations, objets, personnages fictifs, etc.
Grâce aux apports du Dr Carl G. Jung, les archétypes (enfant, féminin, masculin intérieurs, etc.) sont des éléments qui permettent d’évoluer vers vos objectifs thérapeutiques.

Aussi, l’analyse des rêves de manière symbolique est une source incroyable d’informations. Ce sont des messages à forte valeur ajoutée envoyés par votre Inconscient pour vous montrer vers quoi cheminer, sur quoi travailler.

Ainsi, l‘Hypnose Humaniste intègre et favorise le développement personnel et spirituel (existentiel).
Bref, des séances d’hypnose qui responsabilisent la personne en la faisant agir en conscience et librement, axées sur les solutions.
Aussi bien un outil de coaching dans les entreprises ou pour des objectifs de performance et professionnels, que thérapeutique pour aller transformer en profondeur les schémas qui vous empêchent de vivre comme vous le souhaitez !
En espérant avoir éveillé votre curiosité et ouvert le champ des possibles.

Marion Soeur Warin

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Se connaître et se révéler dans nos blessures par Colette Le Vaillant

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La blessure, une coupure ontologique

Sans la chercher et loin d’un discours doloriste, la blessure offre l’occasion de se rencontrer véritablement. La vie est plus intelligente que nous. Elle nous sert ce dont nous avons besoin, pour nous dépasser et nous réaliser, les épreuves, comme les outils.

Parfois, dans nos vies bien rangées, le confort de l’ordonnancement dispense du questionnement. Il peut s’avérer plus périlleux que l’inconfort de la confusion, qui accule à chercher une voie de salut. Le déséquilibre pousse à poursuivre la quête de sens. Par ailleurs, accepter, à des périodes de sa vie, certaines forces associées au chaos, c’est permettre au doute d’installer le tumulte avant de repenser un nouvel ordre. Nous ne pouvons construire dans le chaos. Pour autant, il ne représente souvent qu’un désordre apparent, pour lequel le sens caché ne s’est pas encore révélé.

Au cœur de l’ombre siège la lumière. Au cœur de la multitude se niche l’unité. Ainsi, même dans les périodes de tempête, nous pouvons retrouver le centre. « La chance du tourbillon c’est son œil, le vide immobile au centre du typhon, signe de la permanence au cœur des formes qui viennent, passent et disparaissent. » K.G. Durckheim

Les blessures qui nous habitent sont souvent génériques (abandon, rejet, trahison, injustice, humiliation) et peuvent se décliner au gré de nos vécus (honte, absence de reconnaissance…).

La peur de plonger au cœur de nos blessures est bien plus importante que l’expérience réelle de cette rencontre. Alors, si nous sautions dans les flammes là où elles sont le plus hautes ! A un certain niveau, il sera question de ne plus se débattre, d’abdiquer. Cette reddition est un préalable à l’émergence du nouveau.

L’expérience consciente de ces traversées ne protège pas des dangers futurs, mais nous aguerrit pour les vivre à nouveau. Ainsi, en côtoyant notre ombre et notre blessure, nous devenons vulnérablement invincibles, intelligemment sensibles.

« Quiconque rend intelligente son âme fait de sa blessure une nappe pour la table du chemin » (Attâr « le langage des oiseaux »)

La douleur se révèle ici, opportunité pour sortir peu à peu de l’hiver de l’âme, la sclérose de l’Etre, pour cheminer vers un printemps intérieur.

Qui suis-je ?

Lorsqu’à la question « qui suis-je ? », nous pourrons répondre par un élément permanent et immuable, quelque soit le bonheur ou le malheur extérieur que nous sommes en train de vivre, nous pourrons parler d’unification.

La question de l’identité réelle et stable se pose avec une grande acuité. Notre véritable identité est bien différente de nos multiples identifications. Lorsque l’Homme extérieur chute, c’est une occasion pour l’Homme véritable (comme disait Guénon), dont on a pris conscience, de se relever. Pour autant, il est encore très vacillant et demande à grandir, à se densifier.

Nous nous pensons maître de nous-mêmes, alors que nous pouvons seulement commencer à devenir des élèves, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui s’élèvent, qui montent vers leurs racines.

S’expatrier de son cadre de pensée, multiplier les axes d’optique ! Dans la rencontre de notre propre altérité, s’ouvre un chemin d’amour et de réconciliation permettant la fusion des dualités. Il n’est pas question de table rase, mais de transformation.

Du dégoût au goût

La plaie va parfois vers son couteau, pour chercher à cautériser. « Je suis la plaie et le couteau et la victime et le bourreau » Baudelaire.

Nous retrouvons ce mouvement dans la relation, particulièrement dans la rencontre amoureuse, qui par l’accès à l’intime, réactive les plaies de l’enfance. Dans le cadre du couple, l’adulte qui se pense stable, se trouve assailli par la douleur intacte de ses premières années, réactivée de façon inconsciente par son partenaire. A l’endroit même de la blessure, l’enfant en soi retombe dans la dépendance affective, face à son compagnon (gne). Il va aller quémander de l’amour chez l’autre, à l’endroit-même où il ne pourra pas en recevoir.

Cette déclinaison du syndrome de Stockholm amoureux prend des proportions plus aigües si le sujet a été victime d’abus. Il pourra alors retrouver un abuseur ou un pervers, comme téléguidé par sa blessure. Cela se retrouve particulièrement chez les femmes. Ainsi, on peut parfois aimer quelqu’un, comme une plaie aime son couteau. Le travail ici consiste en une reprogrammation du verbe aimer ; dé-paramétrer ce goût, cette saveur défaillante, pour réencoder ce qui nourrit et fait grandir. Reconnaissant cette saveur, l’abusé y retourne et doit retraverser le dé-goût, parfois jusqu’à la nausée, comme un antidote pour retrouver une autre saveur. Cette dernière s’associe, au départ, davantage à un savoir qu’à une expérience.

Le sens de la quête : Intégrité, verticalité et joie

Désormais, la direction à chercher est celle de notre Orient intérieur et l’Orient de l’âme comme disait le poète allemand Novalis. Il s’agit de cheminer en utilisant de moins en moins de béquilles externes, en passant progressivement des points d’appui extérieurs à soi, aux points d’appui intérieurs.

Lorsque nous chutons, les yeux vers la voute céleste étoilée, nous indique l’orientation à prendre, celle de l’élévation. Nous sommes appelés à maîtriser notre minotaure (Ego), à parvenir au centre du labyrinthe en nous élevant comme Dédale. Ce combat est vain si nous nous maintenons dans l’horizontale, en tuant le Minotaure comme l’a fait Thésée, ou en voulant nous élever trop vite, tel Icare qui a voulu s’approcher trop près du soleil.

Dans la verticalité, ce nouvel horizon du cherchant, il s’agit d’unir en soi le ciel et la terre. La verticalité a libéré la parole chez l’Homme. Le redressement (en Hébreu) signifie se réveiller, devenir conscient de soi-même.

C’est bien à l’endroit où l’on bute, où l’on se blesse, que le travail le plus important se réalise, pour la stabilité générale. Comme dans le bouddhisme tantrique, où les 5 poisons (5 défauts majeurs) vont être transformés en 5 sagesses. Ainsi, l’important n’est pas de ne jamais tomber, mais d’apprendre à se relever, c’est-à-dire à se relier à la transcendance. Plus précisément, pouvoir se relever avec la souplesse du roseau plutôt qu’avec la rigidité du chêne, qui peut se briser ou blesser les autres.

Le pèlerin marche sans cesse vers lui-même, vers « plus moi que moi-même et tout autre que moi-même. » (Jean Yves Leloup) Dans cette aventure de réconciliation, pèlerinages intérieur et extérieur se rejoignent.

Le prix à payer, vers une épigénie

Le chemin, quoique libérateur, s’avère exigeant. Nous aimerions tant améliorer l’ancien et rajouter du meilleur. Alors qu’il s’agit bien d’accepter l’effondrement du vieux monde, de renoncer à la place, plus ou moins chèrement gagnée, qu’on y occupe. Rechercher la paix plus que la sécurité, la joie plus que le bonheur conforme, implique également le ressenti d’une forme de solitude humaine, mais qui ne s’apparente pas à la déréliction.

Naître à soi-même, dans une seconde naissance, celle de l’Être profond qui est appelé à se réaliser, exige des pertes et un prix à payer. Aussi, cette démarche s’engage en prenant conscience du déséquilibre de la balance, entre le coût à payer pour une libération et le tribut que l’on paye, du fait de nos limitations et prisons intérieures. Quel est ce prix à payer ? Il peut être de l’ordre de la mauvaise conscience, ou de la perte d’une réputation de « gentil » par exemple.

Sommes-nous prêts à lâcher les chemins balisés et rassurants ? Les repères qui nous ont structurés dès le plus jeune âge ? Sommes-nous d’accord d’affronter les yeux grands ouverts, la noirceur de la nuit inquiétante, l’aridité du désert, la solitude intense, liée à l’incommunicabilité d’une expérience profonde ? Si oui, s’ouvre alors une voie de dépouillement, de frottement, d’usinage, de décollement des scories. Cheminer de mue en mue, de déséquilibre en recherche d’un nouvel équilibre ; ressusciter à soi-même dans la métamorphose. Cela s’apparente à une épigénie, terme utilisé en minéralogie et qui illustre si justement ce cheminement. Elle désigne un processus de changement de nature dans une apparence extérieure inchangée.

« Avancer, c’est quitter. Le héros du mythe ne cherche pas à se guérir, il se veut libre du passé, de ses peurs et de ses douleurs. Et sans nul doute, pour chacun, le plus difficile est de renoncer à ses chères souffrances et aux injures subies. On préfère ressasser, se faire plaindre ou encore pardonner. » Jacqueline Kelen

Le devoir de réussir

Avancer en « wanderer », engagé dans le lien sans être attaché, cueilleur sans attentes. Nul besoin de rompre les amarres, si nous devenons libres des amarres.

Dans une bienveillance sans complaisance, la libération doit passer par des mises en actes conscients et bien concrets, dans nos vies quotidiennes, nos relations, notre travail. Ce déblaiement laisse émerger et s’épanouir le nouveau. Quelle joie ensuite, de s’accompagner dans le déploiement, le plein essor de sa force de vie et d’accomplissement !

Une fois révélé notre véritable chemin de réalisation, nous passons de la subsistance à l’existence. Une nouvelle position se manifeste, elle nous parle de notre dignité et de notre intégrité. Il est aussi question d’honorer et de célébrer la vie, en utilisant pleinement ce qui nous est offert. Nous avons donc le devoir de nous fructifier, lorsque l’on a reconnu ce que l’on portait en soi de réaliser. La vie ne nous doit rien, mais elle nous invite, comme pour lui rendre hommage, à réussir, à nous réaliser pleinement et joyeusement, sans culpabilité ni demi-mesure.

Colette Le Vaillant Voir son site, ici

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5 minutes par jour pour méditer et être vraiment là 

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Le livre de Laurence Simenot “5 minutes par jour pour méditer et être vraiment là » vient de sortir en librairie et sur le net..

5 minutes d’attention dans votre quotidien peuvent suffire pour vous apaiser, vous recentrer, développer la présence consciente et vous sentir plus vivant, développer votre créativité.

Découvrez comment méditer de façon active grâce à :

  • 100 exercices méditatifs de 5 minutes à faire tout au long de la journée (prendre une douche en sentant l’eau sur sa peau, regarder toutes les couleurs autour de soi, sentir l’air sur son visage…).

  • 34 visualisations créatrices qui vous aideront à calmer votre mental et booster vos ressources.

  • 8 visions poétiques pour se rappeler un essentiel bon pour le coeur et le moral.

Cette méditation consiste en une prise de conscience, au moment présent, de nos pensées, sentiments, sensations corporelles et de notre environnement. Nous les acceptons, sans jugement. Notre pensée se focalise sur ce que nous ressentons à l’instant présent plutôt que de ressasser le passé ou d’imaginer l’avenir.

Méditer juste 5 minutes permet de se recentrer et peut-être de pratiquer plus facilement.

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Le massage tantrique par Dominique Bouilly

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Le tantra est une voie de développement spirituel, de réalisation de soi.Le massage tantrique est un outil créé à cet effet. Son but est de susciter des prises de conscience qui vont provoquer une transformation.

Dans le massage tantrique, il n’y a pas de but à atteindre, pas de finalité, ni d’intention. Il suffit juste d’accueillir les sensations et les ressentis, d’accepter de se laisser traverser par eux. C’est le voyage qui est important, plus que la destination. C’est un voyage au cœur de soi. Ce n’est pas une rencontre avec l’autre, mais une rencontre avec soi-même.

Il se pratique dans la lenteur sur tout le corps avec de l’huile avec cette bienveillance d’accueillir toutes les émotions qui peuvent émerger permettant totalement au corps de se détendre et de délivrer ce qu’il a à dire à cet instant.

Le massage tantrique est l’occasion d’expérimenter en soi-même le mariage du féminin et du masculin en nous, de fusionner notre yin et notre yang.

Le bien-être ressenti pendant le massage est ce qui va nous permettre de lâcher prise. La qualité demandée à la personne qui masse est la présence. Cette présence favorisera un sentiment de sécurité chez la personne massée qui pourra grâce à toutes ces conditions réunies ressentir ses énergies profondes se réveillées, ses émotions se débloquées et il pourra jaillir de très belles prises de conscience.

Un cadre et une éthique claire


Nous insistons toujours sur un point important quand nous enseignons ce massage. Il n’y a que le masseur qui est en action. Le massé a juste à être dans la détente, dans son ressenti, à écouter tout ce qui se passe à l’intérieur de son corps et de ses pensées qui le traversent… à laisser vivre ce qui est là.


Le détachement du masseur ou de la masseuse va aider grandement au détachement du massé. Il n’y a aucune excitation ou connotation sexuelle dans ce massage, juste une grande détente. Ce point est très important à rappeler.

La puissance de ce massage nécessite un cadre et une éthique claire. Le massé est aussi invité à poser ses limites afin qu’il n’y ait aucune confusion pendant le massage.

S’abandonner en conscience


Une chose importante dans le massage tantrique est d’apprendre à s’abandonner en conscience et je citerais le Maître indien Osho « Le courage de s’abandonner, le courage de s’annihiler, le courage de devenir vide. Celui qui est prêt à disparaître trouve la plénitude… Celui qui consent à mourir trouve la vie ».


Une fois ce cadre et l’intention de ce massage bien posé. Je voudrais parler de la spécificité du massage tantrique et du tantra en général : C’est l’utilisation non pas du sexe mais de l’énergie sexuelle.

De par notre culture, notre éducation, nous avons pour la plupart refoulé notre énergie sexuelle ou nous ne savons pas encore la faire circuler dans les centres supérieurs et du coup cela créé dans notre corps des kystes énergétiques surtout au niveau de notre bassin, mais pas seulement.


Ces kystes se manifestent par des contractures, des tensions, des douleurs ou des formes de maladies type endométrioses ou vaginisme pour les femmes, je pense aussi à d’autres problèmes comme la fibromyalgie. Cela peut se traduire par des éjaculations prématurées pour les hommes et bien d’autres symptômes encore.

Au cours d’un massage tantrique, nous demandons à la personne massée de respirer en conscience lentement et profondément afin de garder une profonde détente. Le massage se fait en général en partant des pieds et nous insistons beaucoup sur le bas du corps afin de bien ancrer la personne massée et de détendre en profondeur ses muscles.


Nous insisterons aussi beaucoup sur la région des adducteurs et des muscles fessiers… C’est là qu’il y a le plus de tensions profondes. Il est conseillé de faire des pressions progressives toujours en demandant à la personne massée de respirer sous les mains du masseur là où il y a une douleur afin de dissoudre lentement cette tension. Ce massage est très lent afin de laisser du temps pour le lâcher-prise. Puis nous remontons doucement vers le haut du corps toujours dans cette conscience de la lenteur.

C’est la rencontre entre la conscience du donneur et la confiance de celui qui reçoit le massage.
Ce massage aide à faire circuler notre énergie sexuelle, à la faire monter vers la région du cœur, puis vers les centres supérieurs.

Notre système nerveux n’est pas encore mature, nous sommes une espèce entre-deux, entre les royaumes du monde animal et les royaumes des êtres divins. En élevant notre conscience, en améliorant notre toucher, notre attention à l’autre, nous nous élevons spirituellement et nous rendons notre système nerveux plus mature.


Une vraie communication, une vraie rencontre

Je terminerais cet article en rappelant que nous sommes pour la plupart des êtres blessés, abîmés dans nos lignées de femmes ou d’hommes. Nous avons besoin de guérir, nous avons besoin de guérisons sexuelles et le massage tantrique peut aider largement à ces guérisons.


Tout cela se fait sous forme de rituel afin d’y mettre plus de conscience, dans un climat de sécurité, dans un climat d’amour. Ritualiser le massage, c’est ouvrir un espace sacré où tout devient plus lent, plus conscient, plus authentique, plus raffiné. Un espace dans lequel chacun reconnaît le divin en l’autre et agit à partir de la partie la plus élevée de lui-même.

Dans le massage tantrique, il se mêle trois sortes d’intimité : Physique, émotionnelle et spirituelle. C’est la conjugaison de ces trois intimités qui amène à une vraie communication, à une vraie rencontre. C’est à ce moment rempli de sens et de conscience que la guérison peut arriver

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Tout comprendre sur la Posture

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Quand on parle de bonne posture, je suis sûr que la plupart d’entre vous pensent à se tenir droit ou à dire à nos enfants de ne pas se laisser aller. Certains d’entre vous pourraient même penser que marcher avec un sac lourd peut causer une mauvaise posture …Et si je vous disais que notre posture est contrôlée par les parties subconscientes de notre cerveau, tout comme la fréquence cardiaque et la respiration ?

La posture verticale est développée au fil du temps grâce à notre expérience avec notre environnement. C’est quand nous apprenons à développer un sens d’où notre corps est dans l’espace pendant que nous nous déplaçons. C’est ce qu’on appelle la proprioception. Notre posture est le reflet de la façon dont notre cerveau traite les données sensorielles de notre environnement – à travers nos pieds et nos yeux. (Entre autre) Donc, pour changer de posture, nous devons changer la façon dont le cerveau perçoit la posture parfaite.

La partie subconsciente du cerveau détermine votre posture en prenant des informations provenant des capteurs du corps. Le quoi? Les parties de votre corps qui indiquent à votre cerveau où vous êtes dans l’environnement.

Le pied représente une entrée sensorielle à deux niveaux:
-Exteroceptif
-Proprioceptif
Ces deux formes de rétroaction sensorielle ont un rôle à jouer dans le but du corps à maintenir son centre de gravité dans la base du support. Une fois qu’un modèle de compensation a été présent pendant plus d’un an, le pied et les tissus (fasciae) de l’extrémité inférieure se sont adaptés et sont maintenant dans un modèle compensatoire.
Un test très simple peut être effectué pour tester tout déséquilibre entre le pied gauche et le pied droit.
– Lève-toi et regarde droit devant.
– sans déplacer votre regard, soulevez légèrement un pied du sol.
– faites attention à ce que fait le pied porteur. Il sera soit prononcé, soit supiné. – répétez le test avec le pied opposé.

L’œil est l’organe qui nous situe en relation avec l’horizon. Lorsque les muscles qui bougent les yeux sont déséquilibrés, notre perception de l’environnement change, et tout le corps tente de compenser ce phénomène. Ce faisant, les déplacements et les rotations des épaules et du bassin se produisent et l’alignement postural en souffre. Les muscles des yeux partagent une relation directe avec les muscles du cou.
Quand une asymétrie est trouvée avec les muscles qui sont responsables du mouvement du globe oculaire, il y aura une asymétrie avec les muscles du cou. Cela entraînera une augmentation de la tension musculaire dans le cou, les épaules et la colonne vertébrale en général. L’étanchéité et le manque d’amplitude du mouvement s’installent.

Alignement fort

On a longtemps cru que la seule façon de développer la force est de construire les muscles au fil du temps grâce à des programmes de musculation; Cependant, la plupart des praticiens, des entraîneurs personnels et des instructeurs d’athlétisme ne sont pas conscients de la façon dont la posture peut affecter les gains de force.

La force, en termes simples, est la production neurologique. C’est électrique. C’est un état qui dépend de la connectivité entre les exécuteurs (CNS-cerveau) et les effecteurs (muscles). Un déséquilibre postural peut avoir une incidence sur la force qu’un muscle peut développer. Cela affecte invariablement la performance dans les exercices clés, tels que le développé couché. Notre posture a un impact direct sur la performance sportive et notre qualité de vie. Ce sont les déséquilibres posturaux qui peuvent créer des dysfonctionnements mécaniques qui, à leur tour, affectent la performance sportive.

Si l’information qui entre dans votre cerveau est inégale, elle engendrera dans l’ordinateur central un réflexe d’adaptation postural qui déclenchera un nouvel ajustement postural pathologique. Le cerveau dans son ensemble continuera à fonctionner avec un programme pathologique et auto-adaptatif dans son ensemble.

Pourquoi sommes-nous différents?

Alors que la majorité des modalités de thérapie classiques se concentrent sur le mouvement et le ROM, nous nous concentrons sur la façon dont le cerveau communique avec le système musculaire. Ce faisant, il permet de comprendre les adaptations posturales dans leur ensemble afin de changer les modèles moteurs défectueux et de fournir des résultats immédiats et des changements permanents aux clients.
1- Une mauvaise posture augmente la tension musculaire et la tension parce que les muscles sont obligés de travailler plus fort afin de lutter contre la gravité lorsque nous ne sommes pas alignés. Si vous faites des étirements et des massages, et pourtant vos muscles tendus ne se relâchent pas, c’en est probablement la raison.
2-Une mauvaise posture augmente le risque de maux de dos, de conflit nerveux et de disques enflés parce que la colonne vertébrale n’a pas les bonnes courbes et d’équilibre.
3-Une mauvaise posture augmente l’usure de toutes les articulations, car elles ne bougent pas comme ils sont conçus, et parce que les muscles stabilisant les articulations ne sont pas à la bonne place et ne sont pas en activation correcte avec le cerveau. Cela décompose le cartilage et affaiblit les ligaments, ce qui augmente les risques de blessures telles que les déchirures ligamentaires et les tiraillements musculaires
4. Une mauvaise posture augmente la production d’hormones de stress et d’inflammation due à tous les facteurs ci-dessus. Diminution de la qualité du sommeil, digestion et baisse des niveaux d’énergie.

Marie-Christine Devineau

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Accompagner les hyper-sensibles et autres zèbres

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Mes patients, pour ainsi dire tous, ont un profil d’hyper-sensible/atypique. Bon, je suis toujours réticente à figer les personnes dans des cases (et en l’occurrence, ces patients-là détestent les cases), coller, d’emblée, des étiquettes. De plus, l’hyper-sensibilité est à la mode. Tarte à la crème de la psychothérapie. Mais une chose est certaine : il est essentiel de valider leur énorme potentiel, les accompagner à reconnaître, accepter et transformer leurs belles différences.

A mes patients hyper-sensibles/atypiques et potentiellement surdoués/zèbres, je conseille de lire les classiques : Alice Miller, Christel Petitcollin, Jeanne Siaud-Facchin, Elaine Aron, Cécile Bost, Saverio Tomasella, Valérie Foussier, Monique de kermadec, Raymonde Hazan, Nadine Kirchgessner…lorsqu’ils se reconnaissent, l’image qu’ils ont d’eux- même change. La légitimité est salvatrice.

Ceux qui le souhaitent vraiment peuvent passer un test avec un psychologue habilité. La douance est souvent validée et les patients soulagés : Il existe une explication plausible à leurs troubles.

A l’inverse, il ne s’agit pas de se rassurer en se persuadant que toute personne fragile est surdouée. Car si tous les surdoués seraient hypersensibles, tous les hypersensibles/atypiques ne sont pas forcément surdoués, c’est-à-dire n’ont pas nécessairement un QI supérieur à 130.

Evidemment, et heureusement, tous les hyper-sensibles et surdoués ne sont pas en souffrance. Les enfants HP au profil dit laminaire, par exemple, ont des capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles en adéquation avec la société. Ils sont bien dans leur peau et se sentent à leur place. S’il n’y a pas de déséquilibre entre leur intelligence intellectuelle et leur intelligence émotionnelle, s’ils sont suffisamment stimulés, ils ont toutes les chances d’aller bien. D’autres restent dans le faux-self, le masque social, toute leur vie sans que cela soit pour eux un problème.

Ce qui est certain : d’une part, les hyper-sensibles/atypiques et surdoués partagent beaucoup de caractéristiques, d’autre part, les protocoles pour les accompagner seraient sensiblement les mêmes.

La puce à l’oreille

Derrière l’ancien « cancre » se cache parfois le surdoué. En souffrance la plupart du temps, puisqu’il n’est pas reconnu et valorisé. Jeanne Siaud – Fachin appelle « zèbres » ces profils-là. Une belle métaphore : le zèbre n’est-il pas le seul animal sauvage que l’homme n’a pas pu domestiquer? Ses rayures lui permettent de se dissimuler et chacun, cependant, se distingue par un pelage unique. En caricaturant, le zèbre se serait finalement le « surdoué atypique ».
Lorsqu’on leur annonce que leurs enfants sont surdoués, les parents se souviennent parfois qu’ils étaient pareils au même âge. Cela leur met la puce à l’oreille. En effet : si votre enfant est diagnostiqué HP, il y aurait de fortes chances que vous le soyez également. L’intelligence dépendrait à 50% de la génétique, à 25% de facteurs environnementaux et à 25% de l’éducation.


Sauter du corps à l’âme

Certains spécialistes avancent que tout le monde naitrait « surdoué ». Puis, au fur et à mesure du développement, un processus « d’élagage » freinerait le foisonnement neuronal, sauf pour 10 à 15% des personnes.

L’hyper-sensible/atypique et le surdoué/zèbre auraient des perceptions intenses, des réactions extrêmes, une pensée systémique, en arborescence : chaque pensée donnant naissance à une multitude d’autres, ils fonctionneraient par associations d’idées. Les connexions neuronales seraient plus élevées et plus rapides que chez les gens « normaux ». Ils analyseraient et synthétiseraient une foule de données en même temps. Il y aurait également un déficit de l’inhibition : les informations seraient intégrées dans le cerveau sans être toutes triées. En outre, la pensée de ces patients, très complexe, « décrocherait » paradoxalement quand le sujet d’une réflexion serait trop simple. Bref, il ne s’agirait donc pas d’une pathologie mais bien d’une spécificité neurologique. En outre, l’hyper-empathie s’expliquerait par le nombre important de neurones miroirs qui jouent un rôle dans l’apprentissage et les processus affectifs.

Les femmes « zèbres » sont certainement les plus difficiles à « démasquer ». Elles étaient «appliquées», sociables, dociles, dans l’enfance. Pourtant, elles ont mis parfois beaucoup d’énergie à se sur-adapter, à camoufler inconsciemment leurs différences.

Non reconnus, les hyper-sensibles/atypiques et les zèbres peuvent faire tout voler en éclats vers 40/50 ans. Faire sauter la structure, tomber le masque. C’est la fameuse Crise de Milieu de Vie (CMV) dont parle Yung.

L’adolescence

La période critique pour l’hyper – sensibles et le zèbre : l’adolescence qui nie les différences. Parfois, les difficultés scolaires surgissent à ce moment-là, corrélées à un mal-être. Lorsque l’ado est entouré de professeurs ou de parents avertis, il pourra être dirigé vers un psy et passer, si cela est nécessaire, un test pour évaluer sa douance. Et même si elle n’est pas validée, son atypisme, son hyper – sensibilité seront à prendre en considération.

Je me suis formée pour aider mes patients hyper-sensibles/atypiques à comprendre leur souffrance et à se révéler. Testés ou pas, ils doivent, tout d’abord, reconnaître leurs différences, les accepter pour mieux se réaliser.

En effet, en libérant la parole, le corps, la créativité, en individuel comme en groupe, le patient apprend à apaiser son mental, lâcher-prise, se reconnecter à ses valeurs. Il se réconcilie peu à peu avec ses émotions et sensations. Il peut ensuite s’appuyer sur ses ressources (intelligence, empathie, intuition, talents, imagination…) pour déployer ses ailes et s’épanouir.

Je co-anime des stages sur le sujet.En savoir plus

Les signes d’une hyper-sensibilité, voire de la douance, ne trompent pas :

• Réflexion constante
• Sens aigu de l’observation
• Grande capacité de raisonnement et de résolution de problèmes
• Rapidité d’apprentissage et bonne mémoire
• Vocabulaire très riche, amour des mots
• Facilité avec les jeux de logique, les puzzles
• Hyper-sensibilité, hyper-émotivité parfois refoulées (du rire aux larmes)
• Appréhension du monde originale, non conformiste ou maladroite
• Sentiment d’imposture, de décalage
• Faible estime de soi
• Hyper- empathie et intuition
• Réfractaire à la hiérarchie, l’autorité
• Altruisme, soif de justice, posture du sauveur
• Désir de relations authentiques, de liens durables mais recherche de solitude
• Perfectionnisme, crainte de l’échec
• Attention et goût de l’effort quand un sujet est motivant, sinon, déficit de concentration
• Humour particulier
• Associations d’idées, pensées en « arborescence »
• Besoin de sens, de nourriture intellectuelle, sinon, impression de vide, d’isolement, d’ennui
• Grande créativité
• Anxiété, tendances à l’addiction
• Capacité d’émerveillement
• Lucidité, intuition
• Sens exacerbés
• Difficultés à gérer la frustration
• Centres d’intérêts variés
• Capacité à faire plusieurs choses à la fois
• Persévérance si une cause est intéressante, manque de concentration si elle ne l’est pas

Anick Rosas, psychothérapeute

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En 2018, Cernez votre ikigai !

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Débuter l’année par la liste de nos bonnes résolutions est une bonne tradition. Maigrir, arrêter de fumer, manger bio… Au-delà, nous pouvons poser des actes, en conscience et en congruence, pour les autres et aussi pour nous. Devenir davantage créateur de notre existence.

Aussi, d’humeur japonisante aujourd’hui, nous vous proposons de cerner votre Ikigai. Savez-vous que nous avons tous notre Ikigai. Oui, notre Ikigai ! Et vous, connaissez-vous le vôtre ? Ce joli concept, inventé au XIVe siècle, nous vient tout droit du Japon. Dans la région d’Okinawa, l’Ikigai fait partie de la culture, et désigne la « raison d’être » de chaque vie. Chercher son Ikigai, c’est fouiller au plus profond de soi et regarder ce qui est réellement signifiant. L’ikigai – « Iki », la vie, et « Kai » « la réalisation de ce que l’on attend et espère » – conjugue idéalement nos passions, vocations et missions.

Regardez le schéma et demandez-vous :

  • Qu’est-ce que vous aimez? Quels aspects de votre vie vous font vraiment sentir vivant?

  • Quel est votre talent?  Qu’est-ce que vous réussissez naturellement, sans grand effort?

  • Quelle cause voulez-vous défendre ? Pourquoi donneriez-vous votre vie? Quel changement voudriez-vous apporter dans le monde ?

  • Quelle valeur pouvez-vous apporter à votre entourage et au monde ?  de quoi les autres ont besoin, envie ?

Prenez le temps d’écrire les mots clés, les phrases, les idées qui vous viennent naturellement à l’esprit pour chaque cercle, puis regardez comment les cercles peuvent se relier les uns aux autres. Votre Ikigai se situe en plein centre de votre vie, au croisement de tous vos centres d’intérêts…

Dans les prochains jours, et régulièrement en 2018, demandez-vous ce que vous pourriez faire pour concrétiser votre ikigai. 

Cette année, comme chaque année, et plus encore, vos thérapeutes vous invitent à vous chouchouter dans la douceur et la bienveillance. Nous vous accompagnons 365 jours par an à devenir la meilleure version de vous-même.

Tous nos vœux !

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Se réconcilier avec l’hiver

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Plusieurs thérapies douces peuvent nous aider à passer l’hiver, en douceur, justement. Ecouter le rythme de notre corps, prendre le temps de nous ressourcer,  prendre soin de nous…

En Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), l’hiver est la saison du Rein (associé à la Vessie).

Le Rein conserve le surplus d’énergie acquise par la respiration et l’alimentation. Il vient en aide aux autres méridiens en cas de déficit de ceux-ci.

De nature yin, il gère l’énergie vitale, ancestrale et sexuelle. Il participe à la formation de la moelle osseuse et gouverne la formation et la purification du sang. Il contrôle la résistance au stress via les surrénales qui sécrètent le cortisol et l’adrénaline.

« Travailler vos peurs »

Enfin, l’émotion associée à cet organe est la peur. C’est peut-être le moment de « travailler » sur vos peurs et vos croyances limitantes !

Un vide du rein se traduit par des douleurs, une pâleur, des cernes, le  blocage des lombaires, une  fragilité des dents, des oreilles, des cheveux et des os, des phobies, un manque de volonté, un besoin de sommeil, des urines fréquentes, une transpiration abondante, des diarrhées, les pieds froids et un manque de tonus sexuel. Pensez à l’acupuncture pour réguler tous ces maux.

Ecoutez le rythme de votre corps

Les pratiques de gym douce – posturale, yoga…-, vous permettent d’évacuer les toxines. La relaxation, la respiration, la sophro, de combattre la déprime hivernale qui attaque nos défenses immunitaires. Ne  vous privez pas de sport, en ville, marchez entre deux métros, à la campagne, promenez-vous en forêt car communier avec la nature est terriblement ressourçant.

Adoptez la bonne alimentation

Pour traverser l’hiver, pensez aux compléments alimentaires (argent colloïdal, propolis, cyprès, echinacea…) et aux huiles essentielles (ravintsara, Saro, eucalyptus…) et buvez des tisanes.

Consommez des aliments qui nourrissent. Tous les haricots, les légumineuses et les céréales sont excellents (pois, pois cassés, pois chiche, lentilles, riz, sarrasin, millet, quinoa). Les  légumes de saison sont les « légumes racines» : ils  apportent beaucoup de nutriments.  

Manger en pleine conscience

Pour combattre le froid et la morosité, vous avez envie de vous gaver ? C’est légitime…Vous pouvez aussi apprendre à manger en pleine conscience. Tous les sens en éveil, vous découvrirez un autre rapport à la nourriture.

Eloge de la paresse

Pour casser votre rythme métro, boulot, dodo, si vous vous appliquiez, le dimanche, à ne rien faire, sans culpabilité, sans vous juger. Vous pouvez recevoir un  bon massage bien revitalisant ? C’est royal… Profitez du moment présent, de l’ici et maintenant, connectez-vous à vos sensations, vos émotions, lâchez un temps le mental. Bref, prenez soin de vous.

Vous trouverez les adresses de nos naturos, sophros, spécialistes en médecine chinoise, massages, sophrologie, gym posturale, Qi Gong, yoga, méditation, psys et coachs dans notre annuaire à consulter sans modération. 

 

 

 

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Le rituel Inca de Carmen Belafonte

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Carmen Belafonte présente sa pratique lors du festival des thérapies douces.
Elle a découvert la physique quantique qui, pour elle, explique scinetifiquement le chamanisme. “On peut à travers notre intention, transformer la matière.je demande à la personne ce qu’elle veut concrètement régler dans sa vie et à partir de là, on va travailler les émotions bloquées. Vous avez une problématique avec vos parents et quand vous les retrouvez, vous snetez beaucoup de colère ? je vais me connecter à vous. je ne ovus dis pas ce que j’ai trouvé pour ne pas faire travailler votre conscient.Les évolutions se manifestent les jours suivants. Parfois, il faut plusieurs séances car il y a plusieurs couches d’émotions”.
Regardez cette conférence passionnante

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